Partant du constat que l’essence de notre existence est le changement alors que l’on présente trop souvent la ville comme un objet statique, nous préférons nous fier aux flux qui la composent. En cherchant à objectiver ce qui « fluctue » dans la ville – les intentions et les activités qui y opèrent et qui composent ce que Henry LEFEVRE appelait une forme pure née de la simultanéité d’évènements hétérogènes – nous nous sommes intéressés autant aux flux physiques, qu’aux flux de communication et d’intentions. Nous aimons à penser que la ville est immobile à grands pas. Son apparente stabilité n’est faite que d’une sorte de frénésie d’idées et de choses consolidées dans l’instant.

 

Il y a d’une part la durée des phénomènes et d’autre part la perception du temps qui entrent en jeu. L’accélération des modes de vie, le développement des réseaux de communication et la flexibilité des interventions (économiques et sociales) font que l’appréciation de la durée devient bien souvent la clé de la compréhension des phénomènes spatiaux. Ce changement dans l’approche des situations construites ouvre la voie à des expériences importantes sur l’échelle et la perception : nous entrons dans le domaine exigeant de l’aménagement physique du temps.

Jean RICHER

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